"Je libère vos tensions "
Réflexologie et Massage assis AMMA
Agnès Castan

Santé Bien-être

«DANS LA MÉDECINE CHINOISE, CHAQUE SAISON A SON ORGANE»

 «La philosophie et la médecine chinoise reposent sur le principe général de l’équilibre du yin et du yang qui se retrouvent simultanément dans toute chose. Le yin représente le côté passif (ombre, froid, profondeur, humidité, matière etc.). Le yang désigne le côté actif (ensoleillé, chaud, la sécheresse, la fonction, etc.). L’équilibre n’est jamais statique, mais constamment en mouvement entre les deux forces opposées, complémentaires et interdépendantes que sont le yin et le yang. Cet équilibre évolue sous une forme cyclique, notamment en fonction des saisons. En été, le yang atteint son point culminant ; puis il décline progressivement alors que le yin commence à croître. En hiver, le yang est à son minimum et le yin atteint sa plénitude.

Chaque saison de l’année est par ailleurs associée à un organe. Le printemps est la saison du foie ; l’été celle du cœur, l’automne est la saison des poumons et l’hiver celle du rein. De ces deux grands principes – le yin et le yang et l’alternance des quatre saisons – découlent une série de recommandations en termes d’alimentation et d’hygiène de vie. Le souffle de l’univers passe par le corps de l’homme. Et pour que notre corps fonctionne correctement, l’important est de vivre au rythme des saisons, à l’image des plantes et des animaux.

Ainsi, le printemps est la période de l’année où tout germe et tout pousse dans la nature. C’est la période favorable pour développer son potentiel. En termes médicaux, c’est le moment où les choses stockées pendant l’hiver – bonnes ou mauvaises – commencent à se développer. Pour entretenir son énergie au printemps, il est conseillé de se lever tôt, de porter des vêtements amples, de boire du thé vert et de manger les jeunes pousses de saison.

Les mois d’été correspondant au plein développement du yang. Pour ne pas bloquer la circulation de cette énergie, la médecine chinoise recommande de ne pas manger ou boire d’aliments trop froids et de ne pas dormir sans couverture. L’hiver est la saison du stockage, du rythme ralenti. C’est une saison très importante, car sans hiver, il n’y a pas de printemps. »

«LA DÉPRESSION SAISONNIÈRE, SYMPTÔME COMMUNÉMENT ADMIS»

CHRISTELLE MEYER 
Chercheuse neurobiologiste

«La dépression saisonnière, appelée encore blues hivernal, est l’effet le plus facilement observable et le plus communément admis des variations saisonnières chez l’homme. Elle se caractérise par une altération de l’humeur, de l’irritabilité, de la somnolence, et un manque de concentration au moment où les jours rétrécissent, en octobre-novembre. Ces symptômes disparaissent spontanément quand les jours s’allongent au printemps.

Dès 1984, le psychiatre Norman Rosenthal a établi les critères précis qui permettent de diagnostiquer cette dépression saisonnière. Des travaux ont ensuite été menés pour tenter d’expliquer quels mécanismes étaient en jeu dans ces symptômes.

Plusieurs hypothèses sont à l’étude et aucune réponse définitive n’a encore été apportée à cette question. Reste que l’hypothèse la plus aboutie aujourd’hui est celle de la sensibilité à la lumière. Le manque de lumière en hiver pourrait provoquer ces symptômes. D’ailleurs, plus on s’éloigne de l’Équateur – là où brille le plus de lumière – plus la fréquence de ce trouble saisonnier augmente.

Des études ont démontré par ailleurs que la lumière avait des effets non visuels sur le cerveau via la mélanopsine. Cette cellule présente dans la rétine transmet l’information lumineuse aux structures cérébrales qui sont impliquées dans tous les symptômes de la dépression saisonnière, tels que l’éveil, la vigilance, la régulation de l’humeur.

C’est pourquoi des séances de luminothérapie sont de plus en plus souvent prescrites, avec des effets bénéfiques avérés.

D’autres hypothèses sont à l’étude pour expliquer ce trouble saisonnier. Les chercheurs s’intéressent notamment à la mélatonine, qui est une hormone sécrétée la nuit et dont la production dépend donc en partie de la saison. Mais pour le moment, les études en la matière ne sont pas conclusives. »

Recueilli par Emmanuelle Réju

 

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